Un jour, Monsieur et Mademoiselle m’ont appelé. C’est Mademoiselle qui était au bout du fil. Elle m’a dit, « Monsieur Terreur, nous avons besoin de vos services. C’est urgent, nous n’arrivons pas à écrire la page de présentation de notre site. Pouvez-vous nous aider ?« . J’ai répondu que j’aidais depuis 45 ans le tout Paris à se présenter sous son meilleur jour. « Mademoiselle », ai-je dit, « sachez que le journaliste Jean Terreur, ne connaît pas l’échec« . Sur ces mots rassurants, nous prîmes rendez-vous pour une interview vérité.

Qui êtes-vous Monsieur & Mademoiselle ?

Monsieur : nous sommes des artisans.

C’est un peu vague, je trouve, pour définir une agence de communication.

Monsieur : nous travaillons à l’ancienne, nous aimons prendre du temps sur chaque contrat, tisser des liens de confiance avec nos clients et comprendre vraiment leurs besoins.

Mademoiselle : nous sommes une petite structure, nous intervenons sur des projets à dimension humaine. Et s’il nous manque une compétence, nous faisons appel à nos amis.

Des amis ?

Mademoiselle : oui, des freelance, des créatifs indépendants passionnés qui abordent leur métier comme un artisanat. Aujourd’hui, le web a besoin de « bel ouvrage », de gens capable de dire «il faut du temps pour faire correctement les choses» ou «désolés mais nous ne travaillerons pas dans un délai aussi court ! » Il est parfois nécessaire de brusquer un peu les clients qui pensent qu’on peut faire bien, vite, et pas cher. Ce n’est pas vrai.

Donc, vous estimez qu’à l’heure du web 2.0 et des réseaux sociaux, du toujours plus vite, on peut séduire un client, peut-être radin, en lui parlant de lenteur, d’artisanat. Ce n’est pas une position un peu rétrograde et dangereuse ? 

Monsieur : nous sommes convaincus qu’à l’avenir les marques et les entreprises qui voudront tirer leur épingle du jeu devront être de plus en plus exigeantes quant à la qualité des contenus qu’elles diffusent sur le web. Ce n’est pas en noyant les internautes de contenus bâclés, de brèves insipides mal écrites, que les marques valoriseront leurs pages Facebook !
Mademoiselle : là, Monsieur est peut-être un peu radical, mais nous pensons en effet qu’un bon contenu est un contenu intéressant et soigné. Ce qui est intéressant doit avoir du sens, du style, et raconter une histoire. S’il n’y a pas de sens derrière un contenu, celui-ci n’a pas d’âme. C’est ce petit supplément d’âme que l’agence Monsieur et Mademoiselle valorise dans ses contenus.

Justement, quel contenus produisez-vous ?

Monsieur : Des contenus joyeux ! Beaucoup de vidéos et de programmes courts pour la communication web de nos clients.
Mademoiselle : c’est la vidéo qu’on se partage sur Facebook et qu’on regarde sur son smartphone. Saviez-vous, monsieur Terreur, que plus de 40% des Français ont un smartphone ?

Je fais donc partie des 60%.

Monsieur : vous y viendrez monsieur Terreur et vous vous en servirez peut-être pour regarder un film Monsieur et Mademoiselle après avoir flashé un QR Code dans un magazine ou sur une affiche publicitaire.

C’est bien possible. Mais revenons à votre travail. La première fois que j’ai entendu parler de vous, c’est à l’occasion du lancement du livre de Mylittleparis vous aviez réalisé une vidéo pimpante en stop-motion.

Monsieur : Oui, le site www.mylittleparis.com, nous a fait confiance et nous les en remercions. Depuis ce teaser vidéo, nous avons fourni des petits films à de nombreuses marques.

Monsieur me parle de Guerlain, Canon, HP, Lancôme, je lui demande où l’on peut voir ces films.

Monsieur : ici, mais vous pouvez aussi suivre notre actualité sur notre page Facebook.

Je n’y manquerai pas. Je crois savoir que vous fournissiez de plus en plus de contenus éditoriaux à vos clients.

Mademoiselle : oui, on nous réclame des solutions et des formats clés en main, nous pouvons prendre en charge une page Facebook, concevoir un blog dédié, un mini site, éditer un journal digital, un city guide. Nous sommes des artisans polyvalents bien entourés.

Si je devais résumer votre activité en une phrase, Monsieur filme et Mademoiselle écrit.

Mademoiselle : c’est tout à fait ça ! D’ailleurs, c’est ce qui est écrit sur notre carte de visite.

Vous avez été journaliste jadis, vous écriviez entre autre pour un cahier du magazine ELLE.

Mademoiselle : C’était dans une autre vie !

Monsieur ne sort jamais sans son chapeau, Mademoiselle porte des lunettes vintage, vous êtes nostalgiques du passé ?

Monsieur : pas du tout, mais nous adorons les années 50-60. Nous y trouvons d’innombrables sources d’inspiration.

Mademoiselle : et d’étonnement. C’est d’ailleurs l’objet d’une rubrique ici. Publicités mensongères et autres balivernes commerciales. Quand nous tombons sur une perle, nous aimons la partager. Nous faisons la même chose sur notre page Pinterest. Nous sommes entourés de talents, c’est important de le répéter !

Où sommes-nous ici ? C’est un site ou un blog ?

Mademoiselle : les deux à la fois.

Monsieur : nous parlons de notre travail, de celui de nos amis, des rencontres que nous faisons.

Mademoiselle : c’est notre bloc notes, on y parle de tout ce qui nous intéresse et nous amuse. C’est souvent vintage, mais pas toujours.

J’aime beaucoup votre logo. Vous l’avez dessiné vous-mêmes ? 

Mademoiselle : non, non, ce sont nos amis qui dessinent. Mzelle Fraise nous a fait la surprise de nous offrir ce dessin qui est devenu notre emblème.

Comment peut-on vous contacter ?

Mademoiselle : si vous êtes intéressés par notre travail, sur notre e-mail contact@monsieuretmademoiselle.com.

Je pense que vous ne répondrez pas à ma dernière question, mais je vais quand même vous la poser. Etes-vous aussi un couple à la ville ?

Monsieur et Mademoiselle : en effet, nous ne répondrons pas à cette question.

Une interview du journaliste et portraitiste Jean Terreur

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